Ecrire sur ce blog des billets d'humeur n'est pas dans mes habitudes. La raison en est simple. Il m'est difficile d'exprimer mes raisonnements de façon claire, intelligente et étayée. Cela me prend trop de temps. Je n'écris malheureusement pas facilement. Alors je laisse cela à d'autres qui le font avec un vrai talent. Je lis donc régulièrement sur la toile des billets et des articles d'auteurs dont les humeurs et les analyses vont dans un sens que j'apprécie puisqu'ils reposent sur des valeurs qui me sont chères à savoir la tolérance, l'égalité, le respect, l'humanité, le partage, la mixité, et bien d'autres encore. Ils dénoncent tout ce que je déteste, l'arbitraire, le parti pris, les aprioris, les idées toutes faites, les ragots. Ils font l'effort d'utiliser des sources vérifiables et affirment haut et fort vouloir vivre dans un monde ouvert et non renfermé sur lui même. Ces gens-là me plaisent.
Malgré mon appartenance à une classe sociale modeste, je dispose d'un cerveau qui semble incapable d'adhérer à la moindre idée fascisante. Cela l'insupporte. Et pourtant, je sens bien que la marée brune se déverse telle une marée noire gluante et visqueuse que l'on ne maîtrise plus. Mais ce cerveau, le mien, n'est pas prêt à se laisser engloutir par cette merde. Et l'unique possibilité qu'il peut envisager est la résistance aux idées moyenâgeuses nauséabondes qui dans quelques jours vont brusquement revenir à la surface de cette substance merdeuse.
L'actualité électorale française laisse un goût tellement amer que je ne peux pas ne rien dire. Tout ceci en dit tellement long sur les valeurs des français toujours plus nombreux désormais prêts à se laisser gouverner par des politiciens obscurantistes. Et beaucoup de ces français sont jeunes et déjà aigris. Quelle tristesse !
Ma cousine Dominique m'a conseillé, ce matin, de relire
MATIN BRUN écrit en 1998 par Franck Pavloff, un auteur nîmois. Celui-ci a écrit ce petit ouvrage souvent étudié dans les collèges comme (dixit Wikipédia) un "coup de colère" suite aux élections régionales où certains candidats de la droite classique n'ont pas hésité à s'allier au parti d'exrême droite, le FN, pour se faire élire coûte que coûte.
Alors, à force de petites compromissions... voilà où l'on en arrive.
Bonne réflexion à ceux qui voudront bien prendre la peine de lire ces 11 pages ou de les écouter en cliquant sur le pavé ci-dessous : texte inteprêté par Jacques Bonnaffé et Denis Podalydès (Source : youtube
https://www.youtube.com/watch?v=JP_D0l9p_zA).
Manu&O